Une bague d’adaptation performante !

Les bagues d’adaptation permettant de monter un objectif de marque X sur un boitier de marque Y existent depuis longtemps et pullulent sur le marché afin de répondre aux différentes combinaisons possibles.

Par contre, jusqu’à relativement recemment encore, la grande majorité (si ce n’est la totalité) de ces bagues d’adaptation fonctionnaient en manuel, c’est à dire sans Auto-Focus, ce qui pouvaient soit rebuter certains, soit limiter les applications. Parmi les marques qui sortent du lot, Fringer est LA première à avoir comblé ce manque en dotant fin 2017 les utilisateurs de boitier hybrides Fuji d’une bague dite “intelligente” c’est à dire embarquant de l’electronique permettant de communiquer avec l’objectif et le boitier (suite à un reverse engineering assez poussé j’imagine).

N’ayant pas fait le pas à l’époque, j’ai profité de la mise à jour de la version Pro pour voir ce que ça donnait.

Pour commencer, voici les caractèristiques techniques du modèle Fringer EF-FX Pro II que j’ai choisi :

Bague d’ouverture électronique :

  • Comme pour les objectifs XF, chaque petit pas est d’un tiers d’arrêt et la position finale après la plus petite ouverture est “Auto”.

Autofocus à Détection de Phase rapide et précis :

  • AF-S (point AF central), AF-S (point AF latéral) et AF-C
    Remarque : les performances de l’AF varient en fonction des conditions d’éclairage et des modèles d’objectifs
  • Tous les collimateurs de détection de phase sont supportés
    Seulement sur les caméras avec X-Trans II, III & IV CMOS.
    Seulement pour les objectifs optimisés. Voir la liste sur le site de Fringer (elle est plutôt conséquente)
  • Tous les collimateurs de détection de phase sont supportés

EXIF enregistrés :

  • Toutes les informations sur l’objectif
    • Modèle
    • Longueur focale
    • Réglage de l’ouverture

Support de la stabilisation d’image :

  • Contrôlé par le menu du boîtier
  • Support de la fonction IS de l’objectif
  • Support de la fonction IBIS du boitier (X-H1)

Et enfin, last but not least, le firmware de cette bague peut être mis à jour grâce à la présence d’un port micro USB, ce qui permet à Fringer d’enrichir progressivement la liste de ses objectifs supportés et, évidemment, d’apporter des améliorations et des corrections à l’intelligence embarquée. Et d’après ce que j’ai vu Fringer met régulièrement à jour son firmware, ce qui est particulièrement rassurant quant au suivi de ses produits sur la durée.

On le voit, l’affiche semble allèchante, mais le juge de paix est évidemment de voir ce que cela donne sur le terrain. Etant actuellement confiné dans mon appartement il ne m’a pas été possible pour le moment de faire tous les retours terrain que je souhaitais, à savoir :

  1. Tester la qualité optique obtenue avec le X-T3 (capteur APS-C 26 Mp) alors que l’objectif est sorti en 2011 et que je l’avais uniquement utilisé avec le 5D Mk III (capteur FF 22 MP) sorti en 2012 ou le 7D Mk II (capteur 16 MP) sortie en 2014
  2. Faire de la macro, car c’est plutôt exigeant généralement au niveau de l’AF, à tel point que j’ai pris l’habitude de passer en manuel, surtout avec un vrai objectif macro comme le Canon EF 100mm f/2.8 Macro L USM (qui offre une profondeur de champs très faible à pleine ouverture et à quelques centimères d’un insecte ou d’une fleur par exemple)
  3. Faire de la photo de rue, afin de tester la réactivité de l’AF dans ces conditions

je me suis donc rabattu pour le moment sur :

  • Faire quelques photos macro “à la con” sur mon balcon :
100mm @ f/2.8

On remarque immédiatement la qualité du Bokeh et le piqué pas dégueu du tout (encart affiché à 1:1). De plus, le Canon 100 Macro est bien reconnu comme tel par Lightroom, l’ouverture et le temps de pose sont présents, et le profil d’objectif est même appliqué : pas mal !

100mm @ f/6.3

En fermant le diaphragme, la profondeur de champ augmente et les détails sont évidemment plus nombreux. Au passage, quel plaisir de maintenir l’ouverture au niveau de la bague d’adaptation, comme chez Fuji quoi !

  • Faire un test pour tester la réactivité de l’AF Pour ce faire, j’ai donc installé le boitier monté de la bague et de l’objectif sur trépied et j’ai disposé 2 pièces d’échecs et une statuette sur une table dans des conditions de lumière pas terrible (vu qu’à f/2.8 je suis à ISO 5000 en auto ISO), justement pour voir ce que ça donnait. J’ai ensuite connecté le boitier à mon ordi et je suis passé en mode Tethering en pilotant le boitier via l’interface logicielle tout en réalisant une capture vidéo de l’écran.
Test de l’AF de l’adaptateur intelligent EF-FX Pro II de chez Fringer

Comme on le voit clairement, la mise au point est plutôt très bien gérée, même avec une luminosité moyenne, ce qui laisse présager de bonnes performances (pas trop de patinage) dans des conditions réelles d’utilisation avec une lumière naturelle de qualité.

On verra ça à partir du 11 mai ! En attendant, Stay Safe !

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