7000 photos avec le Canon 5D Mk III : impressions

5DmkIIIAcheté en mai 2012 et après 7000 clichés, autant le dire clairement, le Canon 5D Mk III est un boitier qui continue à m’enchanter. Non pas qu’il n’ait pas de petits défauts (que je considère davantage comme des points d’amélioration que comme des défauts), j’y reviendrai, mais la première impression d’homogénéité continue plus que jamais à être la philosophie de ce boitier.

Je ne suis pas un photographe professionnel, donc mes attentes sont peut-être (sûrement) différentes de ce que doit en attendre un pro, mais à l’usage je ne lui trouve vraiment pas de cas d’utilisation dans lequel il est vraiment mis en défaut, et à mes yeux c’est un énorme progrès par rapport à son prédécesseur. En effet, pour avoir utilisé le Mk II pendant 1 an, je me souviens très clairement de ce sentiment de « terrain de jeu limité » que je ressentais avec ce boitier, ce qui explique d’ailleurs pourquoi j’avais acquis en parallèle un 7D, bien plus adapté à la photo animalière.

Le Mk III est donc bien le boiter que bon nombre d’entre nous attendait, malgré ses « défauts » que je lui reconnais :

  • Un prix élévé par rapport à son prédécesseur. Certes, les avancées sont nombreuses mais est-ce que le prix de lancement était franchement justifié ?Je suis mitigé sur la réponse mais globalement Canon à clairement ces derniers temps fait évolué ses prix à la hausse, notamment côté objectifs ! J’ai donc revendu le 5D Mk II et le 7D pour faire la bascule.
  • L’auto-focus bien qu’à des années-lumières de celui du Mk II, est excellent … sauf dans des conditions de très faible luminosité où il a encore du mal à accrocher. Je parle bien ici de très faible luminosité, pas uniquement de faible luminosité. Par exemple, lorsque j’ai shooté de nuit à Venise dans des endroits très peu éclairés j’étais obligé d’accrocher un point lumineux avec un collimateur afin de faire la MaP, avant de recadrer éventuellement.  Globalement on s’en sort mais je me suis laissé entendre que Nikon était vraiment excellent sur ce point. Si vous avez un retour d’expérience n’hésitez pas à commenter !
  • Le suivi-AF est bon, voire très bon, sauf dans certains conditions où, si j’en crois les retours de mon copain Magic Flight aka Jacques Matéos, « il se trouve un peu moins rapide et surtout un peu moins efficace » de ce peut faire un 1D-X qui dispose d’un processeur dédié au suivi. Personnellement, je n’ai pas rencontré de soucis particulier mais il est vrai qu’à part suivre des oiseaux en vol je n’ai pas encore fait de « sport » avec. A suivre donc mais je ne suis pas très inquiet pour autant.
  • Deux slots pour carte mémoire c’est très bien, mais un au format CF et un au format SD … je ne vois pas trop l’intérêt ! Deux du même format m’auraient semblé plus être un choix plus judicieux.

Voilà, à vrai dire c’est tout et si je m’amusais à noter les points positifs du 5D Mk III par rapport au Mk II je crois que la liste serait vraiment plus longue ! Sans partir sur une liste à la Prévert, je dirai que les 3 nouvelles fonctionnalités qui m’ont le plus marqué sont, dans l’ordre :

  • Le mode de déclenchement silencieux : quel bonheur d’avoir un son doux à l’oreille plutôt qu’une mitraillette ! Très appréciable en photo animalière, en mariage ou en spectacle.
  • La richesse fonctionnelle des menus : on peut enfin paramétrer le boitier aux petits oignons ! Pour ce faire l’acquisition d’un livre est un gros plus et pour ma ma part je suis parti sur « Obtenez le Maximum du Canon EOS 5D Mk III », de Jacques Mateos et Claire Riou. C’est une vrai mine d’information et il m’a notamment permis de comprendre les subtilités du paramétrage de l’AF; bref un must !
  • La montée dans les ISO permise par un capteur de qualité : j’ai réglé le mode auto ISO pour fonctionner jusqu’en 6400 ISO afin d’être tranquille et d’être certain de pouvoir exploiter le photo. 6400 ISO … je ne sais pas si vous imaginer mais comparé aux 400 ASA/ISO de nos anciennes pellicules argentique … le progrès est considérable !

On pourrait rajouter un qualité de fabrication bien améliorée, un test de profondeur de champs bien placé, un viseur 100%, un AF véloce et une mesure de la lumière et nous avons ici une véritable arme de shoot parée à quasiment toutes les situations. Ce qui est donc certain c’est que je ne suis pas prêt de me séparer de ce boiter et qu’il fera son temps, tout comme l’a fait mon précédent 1D Mk II-N, du moins s’il ne rencontre pas de soucis en cours de route.

Pour finir, et surement le plus important, c’est qu’au delà de la prise en main et du plaisir de l’utiliser sur le terrain, les photos obtenues rendent vraiment bien avec des optiques de qualité. Car s’il y a bien un règle que j’ai apprise, c’est qu’avec les Full-Frame de dernière génération on a quasiment l’obligation de leur monter dessus une optique de qualité sous peine de quelques surprises (lire 19 janvier 2013).

Ce Canon 5D Mk III constitue donc à mes yeux une étape importante sur le marché très concurrentiel du reflex pro/semi pro. J’ai confiance, et sur le terrain je l’oublie pour me consacrer exclusivement à mon sujet.

Publié par

Pascal Bénard

Pascal Bénard

Venu à la photo au travers de la Nature (animalier, macro, paysage) je découvre au fil du temps le portrait, l'architecture, le reportage et la street. Amoureux de Venise et des lieux où il règne une atmosphère chargée d'Histoire, je suis également attiré par les lumières des villes modernes, comme New York. Après plusieurs expériences réussies dans les domaines du Corporate et du Mariage, je franchis le cap et me lance en tant que Pro en mai 2014. J'ai créé ce blog afin de partager mes retours expériences, mes coups de coeur et mon travail.

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